16 novembre 2017

Au cœur de notre intolérance

Dans son excellent livre Les Identités meurtrières, Amin Maalouf affirme que c'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.

Je n'endosse pas cette affirmation. Le regard d’autrui ne peut emprisonner et encore moins libérer. Être libre, à mes yeux, c’est au contraire s’affranchir du regard d’autrui. Car seul le regard que l'on porte sur soi est libérateur, dans la mesure où il est le seul garant d'un rapport serein à ses appartenances, quelles qu'elles soient.

Lire la suite...