À propos de la parenté entre droites et extrêmes droites : deux tabous pour une analyse politique défaillante

Face aux débats contemporains sur le multiculturalisme (ou l’interculturalisme) et la laïcité, deux tabous persistent au Québec, et l’absence d’analyse demeure pour le moins généralisée.

Novembre 2017 - Manifestation islamophobe au Québec

Nous sommes bien conscients que nous nous ferons peu d’amis en affirmant ceci, car c’est le propre des tabous que de ne pouvoir être abordés impunément.

De plus, bien que ce ne soit pas mortel, personne n’aime se faire dire qu’il se trompe, ou qu’il a manqué un point d’importance dans son analyse de la situation politique. Cependant, l’enjeu est de taille.

Ces deux tabous sont l’islamophobie sous-jacente à ces débats et la progression du discours d’extrême droite dans les sociétés européennes et nord-américaines aux côtés desquelles le Québec évolue.

Soulignons que le tabou autour de ces sujets s’est renforcé en dix ans. En 2005, Sylvain Gaudreault, alors futur ministre péquiste, pouvait parler de « racisme sous-jacent » au débat sur le kirpan[1]. En 2007, Jean-François Lisée pouvait rappeler que la panique autour du foulard musulman relevait du populisme, voire de l’« extrême droite »[2]. Pourrait-on encore dire ceci aujourd’hui sans soulever, sinon la vindicte populaire, à tout le moins l’ire de plusieurs éditorialistes?

Or, la vindicte populaire et la quête de sensations médiatiques ne font pas toujours bon ménage avec l’analyse politique. Le tabou sur l’islamophobie nous interdit d’analyser et de mesurer le traitement d’une partie de la population. Il nous interdit de constater (ou pas) ses souffrances.

Le tabou sur l’extrême droite, quant à lui, nous interdit de prendre clairement la mesure des objectifs et de la cohérence du projet politique qui secoue actuellement le Québec, voire d’exprimer et de dénoncer ce projet politique pour ce qu’il est : une attaque contre les droits fondamentaux qui a pour but de transformer nos démocraties.

Parlons plus avant de ce dernier tabou.

La nouvelle laïcité ou l’identité contre les droits humains

Le projet de « nouvelle laïcité » qui affecte le monde francophone n’est que poudre aux yeux. Il s’agit d’un enrobage de la notion qui met l’accent sur l’identité nationale. Cette optique renoue tout au plus avec l’esprit revanchard qui a germé après la défaite française de 1870. On cherchait alors à émuler la société allemande en se servant de l’éducation nationale pour former de meilleurs citoyens-appelés-à-devenir-soldats.

François Baroin, homme politique français qui a mis de l'avant la « nouvelle laïcité »Ce projet qui trahit, même en France, l’idée de laïcité qui s’était historiquement imposée depuis la loi de 1905 proclamant la séparation de l’église et de l’État. Une idée qui avait su s’accorder, selon les normes de l’époque, avec l’objectif de protéger un des acquis fondamentaux de la politique moderne : la liberté de religion.

La « nouvelle laïcité »[3] mise de l’avant en France depuis 2003 est donc une offensive misant sur l’identité nationale, une identité dépeinte, dès le départ, comme menacée par les musulmans. Partant de là, cette menace justifie rhétoriquement les entorses aux droits fondamentaux, entorses envisagées pour des raisons électoralistes[4].

La valorisation de l’histoire et de l’identité nationale au détriment des droits fondamentaux est pourtant caractéristique d’une pensée d’extrême droite. Dans cette tradition, la mémoire est garante de la préservation d’un ordre hiérarchique salutaire. A contrario, la doctrine des « droits de l’Homme » est honnie, car elle se propose de réformer cet ordre traditionnel. En marge des débats contemporains, c’est ce discours qui progresse et qui affirme son hégémonie.

Soulignons que, dans cette tradition de pensée puisant chez l’auteur classique Edmond Burke, la mémoire s’oppose à la neutralité en matière religieuse. C’est-à-dire qu’au-delà de la religion, le pouvoir s’appuie sur une forme de dogme civil. D’où un rapport irréligieux, mais bien politique, à la religion. En un sens, les vieux symboles doivent être sortis des musées pour animer la vie nationale de leur soi-disant valeur patrimoniale, au détriment des religions ou modes de pensée minoritaires. Ce qui est le propre d’une certaine catho-laïcité contemporaine.

Edmund Burke (1729-1797), homme politique et philosophe irlandais

Pour un esprit autoritaire, le libre exercice de la liberté de conscience et son expression critique face à cet insignifiant théâtre demeurent suspects. Ils menaceraient de dissoudre la société nationale. Poussée à l’extrême, cette image de la nation ne saurait tolérer qu’une telle activité critique, jugée subversive, soit garantie en droit à travers les libertés de conscience et de religion, d’expression et d’association. Du moins, et c’est bien le cas chez Burke, l’exercice de cette liberté de conscience et de religion, quoique toléré, ne saurait avoir le même statut ni recevoir le même traitement que l’encensement du dogme national.

Plus modestement de nos jours, mais suivant la même idée-force qui se propage dans l’espace public comme dans la culture politique, on ne saurait tolérer certaines « valeurs » jugées incompatibles avec des valeurs dites nationales. Des valeurs jugées incompatibles qui, faut-il le dire, sont en contexte et par un jeu d’essentialisation relevant d’une forme de racisme – pour l’instant – attribuées à la population d’origine musulmane selon une interprétation unilatérale de l’islam. Cette mise en accusation de l’Autre permet par ailleurs d’exonérer la société nationale de tout examen de conscience face au respect des valeurs qu’elle prétend être les siennes. En arrière-plan de ces faux débats, c’est la mémoire de la Nation et ses valeurs propres qui sont érigées en véritable dogme civil et d’État.

Le cocktail est servi. Les « valeurs » des religions minoritaires sont pointées du doigt. Mais avec une telle logique, toutes les valeurs dissidentes pourraient l’être un jour. Tant pis pour qui ne serait pas « Charlie »[5].

La « métapolitique » de la Nouvelle Droite

L’idée de réarticuler le discours d’extrême droite pour lui faire pénétrer le centre de la culture politique ne date pas d’hier. Elle s’est affirmée depuis le Mai 68 français. Ce projet est en cours de mise en œuvre depuis bientôt 50 ans. Pourquoi l’ignorer?

Le revampage du discours d’extrême droite est avant tout caractéristique d’un mouvement baptisé la Nouvelle Droite, actif en France et en Europe[6]. Il s’agit d’un mouvement hétéroclite dont la synthèse n’est ni évidente ni facile, il faut l’admettre. Néanmoins, il s’en dégage quelques idées fondamentales.

Alain de Benoist, figure de la Nouvelle Droite française

Tout d’abord, jugeant la gauche dominante dans les milieux culturels, la Nouvelle Droite s’engage dans un combat dit « métapolitique ». Celui-ci consiste à altérer la culture pour reconquérir cette hégémonie et provoquer à long terme des changements politiques durables. Elle s’oppose à la réalisation d’une société égalitaire, à l’égalitarisme dira-t-elle, et aux droits fondamentaux qui servent de socle à cette réalisation. Ces idées fondamentales la rattachent à l’extrême droite. De même que le projet, dans le contexte français, d’union des droites, ce qui inclut le Front national et participe à sa normalisation.

Au sein de cette « école », certains se sont progressivement détachés du racisme traditionnel de l’extrême droite et ont opéré un passage au nationalisme ethnique, puis à l’idée d’incompatibilité culturelle de certaines populations. Il s’y développe à la fois une opposition au mondialisme bourgeois et aux idées de gauche. Ceux-ci sont jugés trop axés sur l’individu et l’atteinte de l’égalité. Leur effet combiné est tenu responsable de l’érosion des sociétés nationales.

L’hégémonie culturelle de la gauche est elle-même jugée déterminante dans les politiques sociales et culturelles en Europe, en Amérique et au sein des institutions internationales. Or, elle serait responsable d’une uniformisation du monde par l’atomisation des communautés nationales en individus. Cette idée évoluera vers celle voulant que la « reconnaissance » de la diversité promues par les institutions n’est acquise qu’au prix d’une culpabilisation de la culture occidentale et d’une érosion de ses traditions nationales, et par conséquent, d’une dissolution de l’ordre garant de la vitalité de ces collectifs nationaux.

La Nouvelle Droite européenne a développé des ramifications internationales de la Californie jusqu’à Moscou. Nous pouvons parler à travers ces ramifications d’une seconde génération de néo-droitiers. L’autrice et directrice de l‘Institute for Race Relation, Liz Fekete, inscrira les Zemmour, Finkielkraut et Houellebecq dans la continuation de cette tradition[7], non sans emprunts au courant néo-populiste islamophobe qui produit une nouvelle vague de mobilisation de l’extrême droite.

On se doit également de faire remarquer que les membres de la Nouvelle Droite entretiennent des liens avec la génération des « identitaires », pour qui la nation est également menacée par la connivence des acteurs du mondialisme avec le « marxisme culturel » dans lequel s’est recyclée la gauche[8].

L’influence de ces ramifications atteint le Québec.

La guerre culturelle de la New Right

Paul Gottfried, figure du courant paléoconservateur de la nouvelle droite américaine Pour relever ces influences au Québec, il faut comprendre l’importation de la forme de nationalisme de la nouvelle droite européenne au sein du courant paléoconservateur étatsunien. Les maisons d’édition Counter Current[9] ou Arktos, menant leur propre métapolitique[10], sont en partie responsables de la traduction et de la diffusion de cette pensée dans le monde anglo-saxon. Un des pivots essentiels de cette importation est aussi l’historien et philosophe Paul Gottfried[11].

En étant actif au sein de plusieurs cercles et revues, dont le H. L. Mencken Club[12], les conférences Telos[13], The World and I[14] et le Taki’s Magazine, Gottfried a popularisé les idées de la Nouvelle Droite en Amérique du Nord. Il a mis des figures de l’alt-right en contact avec celles-ci, dont Jared Taylor et Richard Spencer. Gottfried a participé à plusieurs conférences de la revue American Renaissance de Taylor. Il a également financé les débuts de la revue Alternative Right de Spencer, un terme qu’il aurait lui-même inventé en 2008[15].

Numéro double de ''Telos'' sur la Nouvelle Droite en FranceLe courant paléoconservateur s’inscrit dans le courant de la « New Right » américaine. La New Right anglo-américaine constitue un courant distinct qui a participé au renversement d’un certain consensus post-1945 sur la social-démocratie, l’immigration et la « gestion » de la diversité[16]. Elle a connu ses expressions politiques les plus virulentes avec Enoch Powell et Pat Buchanan, pour qui Gottfried fut conseiller politique en 1992, mais elle a aussi connu ses moments de gloire sous Thatcher et Reagan[17]. Par opposition à la Nouvelle Droite franco-européenne, ce courant est plus individualiste. Il prend également une forme faussement égalitaire en récusant les programmes de redressement des inégalités au profit d’une égalité des chances individuelles aveugle aux différences de statuts des femmes et des minorités.

À l’intérieur de la New Right américaine, le courant paléoconservateur se détache du courant néoconservateur[18]. Il s’en démarque par son isolationnisme et la promotion d’enjeux tournant autour des valeurs culturelles ou nationales, parfois même « raciales ». C’est dans ces cercles paléoconservateurs, auxquels se joignent impunément des racistes savants[19], que se développent pendant les années 1980 et 1990 plusieurs des idées qui sont remises de l’avant aujourd’hui.

De gauche à droite : Pat Buchanan, Paul Gottfried, Richard SpencerEntre autres choses, le courant paléoconservateur prône la « color blindness »[20] dans l’élaboration des politiques publiques. Ce que l’on appellera parfois une position « républicaine ». Si cette position se voulait progressiste à la fin du XVIIIe siècle, Ansell remarque à juste titre que les mouvements populistes et conservateurs de la droite américaine ne se sont convertis à cette idée que pour contester les demandes d’accès à l’égalité dans la foulée du mouvement des droits civiques. De façon plus problématique encore, ce courant promeut l’idée d’équivalence entre la « positive action » (mal traduit par « discrimination positive ») et une forme de « reverse racism »[21]. Il affine surtout l’idée que les programmes favorisant la représentation de la diversité et l’égalité des sexes relèvent d’une idéologie multiculturaliste et, si nous pouvons traduire ainsi, « droit-de-l’hommiste » qui malmène les hommes blancs. Dans cette perspective, l’antiracisme devient une forme de racisme, et le féminisme devient une forme de discrimination envers les hommes.

Bref, les droits de la personne et les politiques afférentes à la diversité sont vus par les paléoconservateurs comme les véritables responsables d’un déclin tantôt de la race, tantôt de la nation, tantôt de la civilisation occidentale dans son entier. Immanquablement, cependant, par cet étrange retournement, le féminisme et l’antiracisme sont perçus comme les véritables sources de la discrimination dans nos sociétés, des sociétés que ces mouvements tenteraient de « culpabiliser » pour mieux abattre l’ordre hiérarchique traditionnel.

Entre le début des années 1990 et le début des années 2000, ces idées paléoconservatrices synthétisées par Gottfried rencontrent celles de la Nouvelle Droite franco-européenne qu’il introduit aux États-Unis. L’ouvrage du néo-droitier Tomislav Sunic[22], qui est édité par Gottfried et publié par Arktos en 1990, et celui du paléoconservateur Michael O’Meara[23] paru en 2004 faciliteront cette prise de contact, de même que le travail de pionnier de Gottfried [24] et les échanges qui suivront[25]. Ces deux courants se rencontrent dans la condamnation du marxisme culturel, alors que les paléoconservateurs et la subséquente Alt-Right s’affirment plus ouvertement pour un État fort, se démarquant par là des néoconservateurs, ainsi qu’avec l’esprit libertarien de la droite américaine. Soulignons que les rejetons de ces courants sont aussi en lien entre eux, Spencer ayant noué des liens avec la mouvance identitaire[26].

Ouvrage de Tomi Sunic, édité par Paul Gottfried, préfacé par Alain de Benoist Finalement, il importe de savoir que le dit « homme blanc » est rattaché à un groupe d’appartenance qui se décline maintenant sous différents noms selon les acteurs, allant de la race à la nation et de la patrie à la civilisation, en passant par l’ethnicité européenne. Derrière ces différentes déclinaisons dans l’espace public, la distance entre extrême droite et conservatisme s’efface pour mieux franchir les barrières partisanes. Car derrière chacune de ces déclinaisons se cachent les mêmes fondamentaux de l’extrême droite (identifié par A. Bihr) : allergie à toute poursuite de l’égalité, retour à l’identité du collectif et constante pugnacité[27]. L’extrême droite, elle, perçoit bien cette affinité idéologique.

Retour au Québec : sous les tabous, un manque d’analyse généralisé

Avons-nous besoin de souligner que ces idées et ce style sont, sous diverses formes, largement repris par plusieurs éditorialistes québécois et qu’on en reconnaît bien les contours dans un certain courant politique identitaire?

Poser la question, c’est y répondre.

Le Québec, disions-nous, chemine au diapason bien souvent des sociétés européennes et nord-américaines. L’idée générale de la « nouvelle laïcité », c’est qu’elle doit servir de rempart contre l’islam. Elle a été promue sous l’égide d’idéologues « en culottes courtes » qui se sont abreuvés à la pensée paléoconservatrice de Gottfried, tout en assimilant les grands principes de la Nouvelle Droite. Ils ont fait écho aux Finkielkraut et Zemmour.

Ouvrage de Paul GottfriedC’est ainsi que des idées développées notamment dans The Strange Death of Marxism (sur le recyclage de la gauche dans la défense des identités particulières) et dans Multiculturalism and the Politics of Guilt (dont la thèse veut qu’il s’agisse d’une nouvelle religion qui culpabilise la culture occidentale et les traditions nationales) nous sont resservies dans le ”Journal de Montréal’’.

Lors de cette importation du débat français sur la laïcité, le respect des droits fondamentaux fut assimilé au multiculturalisme, alors que ces droits lui sont pourtant antérieurs. Le multiculturalisme canadien, lui, fut associé au marxisme culturel; autre idée discutable quand on connait la tradition très américaine de l’éducation interculturelle[28]. Surtout, c’est l’idée de garantir la liberté de religion pour tout le monde qui a été malmenée dans ce débat, de même que son socle, qui est la doctrine des droits fondamentaux universels et indivisibles.

Or, ce sont là deux fondamentaux d’une pensée d’extrême droite qui s’oppose aux acquis politiques du libéralisme moderne. Pourtant, l’origine néo-droitière de cette critique demeure taboue, tout comme son incidence en termes de racisme et d’islamophobie, d’ailleurs. Alors que l’idée d’une opposition entre la nation québécoise et les droits humains fondamentaux sur lesquels se fondent les politiques de respect de la diversité est plus que répandue et consommée dans l’espace public, elle affecte de plus la sphère politique.

Ainsi, le terrain québécois est propice à une « victoire idéologique » de l’extrême droite. Son influence culturelle peut s’installer durablement parmi les médias grand public, médias dans lesquels se reconnaitront les groupuscules d’extrême droite. Ces derniers se serviront de leurs éditorialistes et chroniqueur·se·s comme d’autant d’outils de mobilisation pour atteindre le politique. Par exemple, la chroniqueuse du Journal de Montréal Lise Ravary a reconnu ce problème récemment; voir ici. Il est symptomatique de constater que le site du groupe La Meute a une page consacrée à Richard Martineau. Et les politicien·ne·s se laisseront tenter par des politiques discriminatoires.

Mais est-ce si étonnant quand on sait que ces éditoriaux et chroniques reprennent les idées d’un programme qui, peu importe par où on l’aborde, a toujours voulu gommer la distance entre la culture politique dominante majoritaire et l’extrême droite?

Voilà donc où nous en sommes aujourd’hui. Pourtant, le sujet reste tabou. Faut-il alors se contenter de dire qu’on n’empêche pas un cœur d’aimer?[29]

Présentation de Mathieu Bock-Côté à un auditoire français. Les droites l’adorent.

Notes

[1] Charte: quand le ministre Gaudreault dénonçait le «racisme sous-jacent»

[2] Question du voile: «On a plus urgent»

[3] Rapport de François Baroin « Pour une nouvelle laïcité »

[4] La porte et la laïcité, par Jean Baubérot

[5] «Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu; Sanction confirmée pour le prof de philo qui avait ouvert un débat après l’attentat de Charlie

[6] Pour une appréciation de l’impact de ce courant, voir « Revolution from the Right » in Fekete, Liz, 2018, Europes Fault Lines: Racism and the Rise of the Right, London, New York, Verso; pour une étude approfondie voir Bar-On, Tamir, 2013, Rethinking the French New Right: Alternative to modernity, London, New York, Routledge.

[7] Europe’s Fault Lines,Racism and the Rise of the Right,by Liz Fekete

[8] Voir La Fachosphère, Comment l’extrême droite remporte la bataille d’Internet; pour une recension, voir ici

[9] North American New Right

[10] The Metapolitics of Arktos, By John Morgan

[11] Le rôle de Paul Gottfried est attesté par Tomislav Sunic, op. cit., ainsi que par A. de Benoist : « I first met Tomislav Sunic in Washington in June 1991, in the company of Paul Gottfried. At the end of March 1993, we participated together in a symposium organised by the journal Telos, which was attended by the late Paul Piccone, Thomas Molnar, Gary Ulmen, Tom Fleming, Anthony Sullivan, and so on. » Voir Benoist, A., « The New right 40 Years Later » in Sunic, op. cit. Sunic affirme avoir été attiré par la recension de Benoist et Molnar par Gottfried; voir Gottfried, Paul, « Review of L’éclipse du sacré by Alain de Benoist and Thomas Molnar », The World and I, décembre 1986, p. 450 à 453; pour les relations de Gottfried avec l’alt-right, voir ici; pour un bref portrait critique, voir ici

[12] White Nationalist Academics to Gather This Weekend for H.L. Mencken Club Annual Meeting

[13] Pour un aperçu critique, voir Lowndes, J., 2017, « From New Class Critique to White Nationalism: Telos, the Alt Right, and the Origins of Trumpism », in Konturen, vol. 9, p. 8 à 12

[14] https://www.worldandi.com/subscribers/search.asp

[15] Paleocon Starts New Extreme-Right Magazine

[16] New Right, New Racism, Race and Reaction in the United States and Britain

[17] Voir Ansell, op cit., pour une appréciation critique.

[18] Pour une définition de ce courant, voir Ansell, op. cit., p. 84

[19] Ibidem. On pense ici à Jared Taylor, Charles Murray ou Peter Brimelow. Voir ici; et ; sur Peter Brimelow, voir ici; sur Charles Murray, voir ici

[20] Pour une analyse, voir Ansell, op. cit., pp. 104-106

[21] Ibidem, p. 130 à 141.

[22] Against Democracy and Equality: The European New Right

[23] New Culture, New Right: Anti-Liberalism in Postmodern Europe

[24] Voir note 11 ci-dessus.

[25] Racists in Europe and the United States Increase Cooperation

[26] Mouvance identitaire

[27] Voir ici et

[28] Voir ici

[29] MBC vu par la télévision française