Depuis quelques jours, toute la colonie artistique québécoise – tout au moins, sa frange la plus visible – se mobilise pour dénoncer la « censure » qui aurait eu raison, coup sur coup, de deux créations de l’illustre Robert Lepage : le spectacle SLĀV, à l’affiche du Festival international de jazz de Montréal, annulé par les organisateurs du FIJM après seulement trois représentations, et Kanata, une grande fresque historique sur les relations entre Blancs et Autochtones au Canada, produite conjointement par la compagnie Ex-Machina de Lepage et le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, qui devait être créée à Paris en décembre prochain avant de faire l’objet d’une tournée nord-américaine.

C’est de bonne guerre : les artistes sont farouchement attachés à la liberté d’expression et on peut les comprendre. Nul ne veut revenir à l’époque où l’on annulait un spectacle de danse africaine à Montréal, à la demande du maire Drapeau, parce qu’il comportait des danseuses aux seins nus. On a baptisé le règne de Duplessis « la grande noirceur », non tant en raison des méthodes discutables dont usait ce dictateur de province pour se maintenir au pouvoir qu’à cause de la censure qui s’y exerçait, alors que l’Église toute-puissante s’érigeait en police des mœurs et faisait interdire Les enfants du paradis de Marcel Carné, ainsi que les œuvres des neuf dixièmes des plus brillant.e.s écrivain.e.s des XIXe et XXe siècles qui n’avaient pas eu l’heur d’obtenir l’imprimatur du Vatican.

Il n’y a pas si longtemps – deux générations, tout au plus – que le Québec s’est extirpé de cet obscurantisme religieux et, encore une fois, la méfiance des artistes envers tout ce qui peut y ressembler, de près ou de loin, est parfaitement légitime. Nous avons développé une aversion viscérale contre la censure, dans ce pays, et l’on ne peut qu’y voir une évolution positive.

On a vu, dans un passé relativement récent, des catholiques s’insurger contre la présentation de la pièce Les fées ont soif de Denise Boucher à Montréal, ou encore contre celle du film La dernière tentation du Christ de Martin Scorcese. Malgré la virulence des protestations soulevées par ces œuvres (en France, on était allé jusqu’à incendier des cinémas qui avaient mis à l’affiche le film de Scorcese), elles ont été présentées avec succès, consacrant la victoire de la liberté d’expression sur l’ignorance et la bêtise.

Les vraies raisons de l’annulation de SLĀV

Dans la cacophonie des opinions exprimées ces jours-ci, toutefois, on semble avoir perdu de vue un certain nombre de vérités essentielles.

Premièrement : on confond avec beaucoup de légèreté, me semble-t-il, la critique, l’intimidation et la censure – des notions pourtant fort éloignées les unes des autres.

Qu’est-ce que la censure? Au sens qui nous intéresse ici – celui d’approuver ou d’interdire une œuvre, un mouvement, un discours – il s’agit, dans tous les cas, d’un pouvoir exercé par une autorité constituée, qu’il s’agisse de l’autorité paternelle, de celle d’une Église, ou de celle d’un État ou d’un pouvoir public. Des dénonciateurs, des dissidents, des critiques, des protestataires n’ont aucun pouvoir de censure sur qui ou quoi que ce soit. Ils peuvent manifester leur désaccord, organiser un boycott qui sera plus ou moins suivi selon le poids de leurs arguments, mais ils ne peuvent en aucun cas censurer une œuvre, quelle qu’elle soit, pour en interdire la diffusion.

À la limite, on peut considérer que les organisateurs du FIJM – et non les protestataires – ont « censuré » SLĀV en retirant ce spectacle de l’affiche. Le communiqué émis par le Festival allait d’ailleurs dans ce sens, alors que l’équipe du FIJM se disait « ébranlée et fortement touchée par tous les témoignages reçus », et s’excusait « auprès des personnes qui ont été blessées ».  Le retrait d’un invité vedette du Festival, le chanteur soul américain Moses Sumney, en raison de la controverse, a aussi pesé dans la balance : sans doute a-t-on craint que son exemple ne fasse boule de neige.

Cependant, on n’a pas assez insisté, dans ce cas, sur un fait pourtant capital : la chanteuse Betty Bonifassi, vedette du spectacle, avait subi une triple fracture à une cheville, ce qui avait déjà forcé l’annulation de quatre représentations avant qu’on ne tire définitivement un trait sur cette présentation. Il est plus que probable que l’état de santé de l’artiste n’aurait pas permis la poursuite du spectacle, de toutes façons, nonobstant les quelques voix qui s’élevaient pour dénoncer le manque de représentation des Noirs dans cette production musico-théâtrale bâtie autour des chants d’esclaves afro-américains.

Toutefois, il était plus facile de s’en prendre aux protestataires qu’à l’état de la cheville de Bonifassi : on ne fait pas de grands effets de manche avec des fractures accidentelles, et l’on ne saurait, sans ridicule, poser en noble chevalier défenseur de l’intégrité du squelette des chanteuses. Alors que monter aux barricades en tant que champion de la liberté d’expression vous attire automatiquement un fort capital de sympathie.

Lepage lui-même, au lendemain de l’annulation, n’a d’ailleurs pas hésité à parler du « muselage de SLĀV », comme si cette décision avait été prise pour des motifs totalement arbitraires et idéologiques, dont seuls les protestataires auraient dû porter l’odieux. Cette bande de minables avait fait annuler le spectacle parce qu’elle n’avait rien compris à la démarche du Grand Créateur : une fois de plus, l’obscurantisme, l’ignorance et la bêtise avaient triomphé de la Liberté d’expression. Telle est la version qui s’est tout de suite imposée dans les grands médias, relayée complaisamment par les membres les plus en vue de la colonie artistique québécoise.

L’enflure verbale

On ne s’est guère ému, me semble-t-il, de toute la charge de mépris, de condescendance et de haine raciale que comportait cette prise de position radicale et catégorique.

Or, que tentaient d’exprimer les critiques, si maladroites qu’aient pu être certaines d’entre elles? D’abord, que les arts, la culture et les médias du Québec sont d’une blancheur immaculée : les minorités dites « visibles » y brillent surtout par leur absence – ce qui, on en conviendra, est pour le moins paradoxal. Des artistes noir.e.s de grand talent, ce n’est pas ce qui manque au Québec, mais la quasi-totalité peine à obtenir des engagements et n’est jamais considérée pour des rôles prestigieux dans des productions rémunératrices. Dans ce métier, la visibilité est le nerf de la guerre : plus on vous voit, plus on est susceptible de retenir vos services – et inversement. Dès lors qu’on bâtissait un spectacle autour des chants d’esclaves afro-américains, on peut comprendre leur frustration d’avoir été, une fois de plus, tenu.e.s à l’écart du banquet.

Le metteur en scène avait pourtant été mis en garde : faire interpréter des esclaves noires cueillant le coton dans un champ par des artistes blanches était pour le moins inconvenant, et allait forcément être reçu comme une gifle par de nombreuses personnes qui allaient se sentir directement concernées. Il a choisi de ne tenir aucun compte de ces avertissements. Il en avait parfaitement le droit; mais c’est un peu facile, ensuite, de se draper dans sa dignité de créateur pour rejeter l’entière responsabilité du fiasco sur les épaules de celleux dont on lui avait prédit la colère.

Un peu plus d’écoute et d’ouverture au dialogue aurait facilement pu éviter ce triste imbroglio. Le même spectacle, fût-ce sous sa forme actuelle, aurait pu être l’occasion d’un échange fructueux entre communautés ethnoculturelles, par exemple en organisant des représentations gratuites ou à prix réduit, et des échanges avec le public avant ou après la pièce. C’eût été, tout au moins, un compromis acceptable. Puisque le même spectacle doit être repris ailleurs au Québec au début de 2019, on ne peut qu’espérer que ses créateurs et ses producteurs auront su tirer les leçons qui s’imposent de ces incidents malheureux.

Je n’ai aucun mal à me mettre à la place des spectateur.trice.s qui ont été accueilli.e.s, à leur arrivée au théâtre, par une foule de manifestant.e.s vociférant.e.s, aux cris de « sales racistes » et « suprématistes blancs », et je conçois aisément que ces personnes aient pu se sentir intimidées. Bien qu’ils soient inhérents au militantisme, ces dérapages verbaux étaient déplorables, et l’on aurait mauvaise grâce à les cautionner. Il est malheureux, toutefois, qu’on n’ait pas mis autant d’efforts à comprendre la rage de celleux qui protestaient si vivement devant le TNM. Rien de tel, pour apaiser la colère d’autrui, que de se mettre à son écoute et de lui faire comprendre qu’on partage ses préoccupations. En balayant celles-ci du revers de la main, le message qu’on envoie à ces gens est que leur discours est sans fondement et qu’ils sont fous de se plaindre d’une société qui les comble de ses bienfaits… Yeah, right! Encore un rendez-vous manqué.

Kanata : chronique d’un désastre annoncé

Dans le cas de Kanata, c’est encore pire : Ariane Mouchkine parle carrément « d’intimidation » et promet une « riposte théâtrale ». Il faudra qu’elle nous explique comment elle entend riposter à des gens qui ne lui ont rien fait, qui n’ont intimidé personne, et qui ont seulement exprimé, en des termes éminemment civilisés, leur désaccord avec leur mise à l’écart de leur propre histoire.

L’histoire des Premières Nations d’Amérique du Nord, ce n’est pas un fantôme du passé. Ce n’est pas Le dernier des Mohicans. C’est une histoire qui se vit aujourd’hui, au présent; un génocide qui se prolonge de nos jours. Ce sont des centaines de litiges portant sur des droits ancestraux et territoriaux jamais cédés, et bafoués à répétition. Ce sont des centaines de milliers d’enfants autochtones arrachés à leurs familles, acculturés, torturés, abusés, parfois tués, dont les survivants souffrent encore des séquelles de leurs années dans les pensionnats autochtones – dont le dernier, rappelons-le, a fermé en 1992. Ce sont des dizaines de milliers de malheureux qui vivent sans eau courante, sans électricité, sans installations sanitaires, dans des régions parmi les plus glaciales et inhospitalières de la planète. Ce sont des peuples entiers qu’on a bafoués, trahis, spoliés de leurs terres, parqués dans des réserves comme des animaux. Ce sont des dizaines de cultures et de langues en péril, dans l’épuisement des forces vives des Nations autochtones qui ne font guère plus d’enfants qu’elles n’en perdent.

Dans ce contexte, l’idée de faire une relecture de l’histoire du Canada « sous le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones » en excluant par avance, de propos délibéré, toute participation autochtone dans le processus de conception et de création, est non seulement stupide, mais odieusement condescendante et méprisante. Quand j’étais enfant, je regardais les films de John Wayne, dans lesquels les cow-boys étaient toujours les bons et les Indiens les méchants. C’était la seule image que j’avais des Premières Nations. Aujourd’hui, on prétend raconter leur histoire en leur disant qu’elles ne sont pas les bienvenues dans l’aventure. Ces gens ont dû regarder toute leur vie des Blancs les portraiturer avec force clichés et mensonges, et on leur dit encore une fois qu’ils vont devoir assister en spectateurs à un théâtre de Blancs censé les représenter, au pays comme à l’étranger, sans qu’ils n’y aient pris part d’aucune façon. Même si le spectacle est excellent, et créé avec les meilleurs intentions du monde, il y a de quoi être en pétard.

Liberté versus responsabilité

On a beaucoup parlé de liberté d’expression et de licence artistique ces derniers temps. D’accord, un créateur est seul maître de sa création; mais il doit aussi assumer les conséquences de ses choix. Avec les grands succès viennent de grandes responsabilités : une production montée par Robert Lepage, ça a plus d’impact et de rayonnement qu’une création collective d’une compagnie de théâtre communautaire. Lepage a parfaitement le droit de raconter l’histoire des Autochtones en leur absence, mais ils ont également le droit d’en être outrés et d’exprimer publiquement leur désaccord. Parce que c’est aussi ça, la liberté d’expression.

Si l’on veut absolument se placer à l’abri de toute critique, il vaut peut-être mieux éviter une profession où l’on est constamment sous l’œil des médias et du public. Lepage devrait le savoir mieux que personne, lui qui n’a pas connu que des succès éclatants au cours de son illustre carrière.

Les coproducteurs nord-américains qui détenaient, semble-t-il, les cordons de la bourse ont certainement eu raison de reprendre leurs billes : ils ont vu se dessiner un scénario dans lequel ils ne seraient pas du bon côté de l’histoire, en participant indirectement à un ethnocide qui se poursuit aujourd’hui encore, et ils n’ont pas voulu que leur nom y soit associé. Il est vraiment malheureux que Lepage ne l’ait pas compris également. Il ne doit qu’à son entêtement et son obstination le naufrage de ce grand projet. J’espère sincèrement qu’il saura en tirer les leçons pour la suite de sa carrière : il y a un monde de différences entre l’imagination d’un créateur qui invente un univers personnel, et le regard d’un historien qui interprète des faits encore brûlants d’actualité et des drames humains bien réels auxquels il n’est pas lui-même directement mêlé. Si l’on veut exposer les plaies encore à vif de ses semblables, il vaut mieux marcher sur des œufs et prendre deux précautions plutôt qu’une.

D’ailleurs, le refus du Conseil des arts du Canada de subventionner le projet Kanata tel qu’il était présenté, en 2016, malgré le rayonnement et le prestige du Grand Homme de Théâtre, aurait dû lui mettre la puce à l’oreille : peut-être l’idée de raconter l’histoire de ces gens en leur absence et sans leur demander leur avis n’était-elle pas si géniale que ça, après tout. Peut-être eût-il mieux valu les impliquer dans le projet. Mais Lepage est aussi entêté qu’il est talentueux, ce qui donne un aperçu de la dimension du personnage.

Tout droit, toute liberté qu’on sacralise peut vite devenir une tyrannie. Comme Québécois, nous sommes les premiers à nous indigner quand des producteurs canadiens-anglais créent une série sur l’histoire du Canada en omettant de grands pans de notre histoire, comme la déportation des Acadiens, ou quand un magazine français nous dépeint comme des bûcherons mal dégrossis. Chaque fois, nous nous demandons – avec raison – pourquoi on ne nous a pas consultés avant de parler de nous, ce qui aurait pu éviter bien des malentendus. Or, ce qui vaut pour minou vaut aussi pour pitou : on voit mal pourquoi d’autres accepteraient volontiers de subir un traitement qui nous indigne tellement quand c’est à nous qu’on l’inflige.

Les représentants des Premières Nations ont seulement demandé à être écoutés et entendus. Ils voulaient savoir, entre autres, pourquoi il était totalement exclu, par avance, qu’un artiste autochtone puisse jouer un personnage autochtone dans cette production à grand déploiement, et pourquoi aucun Autochtone n’avait été invité à prendre part à la construction du scénario ou de la scénographie. On leur a envoyé très sèchement une fin de non-recevoir. Refuser le dialogue, ce n’est jamais une bonne idée. Dans une démocratie, nul ne devrait détenir l’exclusivité de la parole.

Qui censure qui?

L’Art n’est pas le fruit d’une révélation divine; il n’échappe pas à son temps et ne se situe pas au-dessus de l’humanité. On peut être un grand artiste et néanmoins se tromper; on peut, même avec les meilleures intentions du monde, mettre son art au service d’injustices qu’il contribue à perpétuer.

Quand on prétend faire une fresque historique, portant sur une époque aussi proche, on ne donne pas dans l’imaginaire : on aborde des faits réels qui touchent de près de nombreuses personnes vivantes. C’est un peu facile, ensuite, de se cacher derrière sa licence poétique pour faire n’importe quoi avec l’image des autres. Les temps changent et les gens ne se laissent plus exploiter aussi docilement qu’autrefois : parlez-en aux photographes, qui sont désormais contraints de flouter les visages dans les scènes de foule ou, à défaut, d’obtenir le consentement écrit de toutes les personnes reconnaissables sur la photo.

Rien ne peut justifier qu’on mette à l’écart de leur propre histoire des populations qui souffrent encore quotidiennement de l’ostracisme et de la discrimination. À moins de vouloir en donner, comme toujours, une vision colonialiste et folklorisante. Ce n’était sûrement pas l’intention de Lepage, mais c’est forcément ce qui aurait été perçu par les Autochtones qui auraient dû regarder en spectateurs, une fois de plus, des Blancs raconter leur histoire et singer leur culture. J’estime que ces peuples n’ont été que trop humiliés déjà, et qu’il est pour le moins indélicat (je pèse mes mots) de les écarter à nouveau de leur propre réalité pour l’interpréter en leur absence. Il me semble que le mépris a assez duré, dans ce pays.

Assimiler la critique à de la censure est non seulement fallacieux, mais c’est un dangereux glissement de sens. On reproche aux voix dissidentes de se faire entendre. On voudrait réduire au silence les femmes, les minorités, tou·te·s celleux qui réclament justice et exigent leur place au soleil. Tremblez qu’une vraie censure ne fasse taire définitivement, demain, les voix progressistes, les emmerdeurs et les empêcheurs de penser en rond : il ne restera plus alors que le ronron d’un discours dominant que rien ne viendra troubler, les rouages rutilants d’une mécanique totalitaire bien huilée qui broiera les consciences. Les mécontents et les protestataires vous agacent peut-être, mais ils sont les vrais gardiens de vos droits et de vos libertés, y compris de la liberté d’expression. La critique, la dissidence, le refus, c’est le dernier rempart de la démocratie.

Réjouissons-nous tout de même de vivre dans une société où les artistes ont le droit de se tromper, et où le public a également le droit de les critiquer et de les rappeler à l’ordre quand ils errent. La liberté d’expression, c’est pour tout le monde ou ça n’existe pas. C’est bien ce qu’il y a de plus positif à retirer de ce lamentable épisode.

Addendum - DERNIÈRE HEURE

L’un des coauteurs de Kanata, Michel Nadeau, a fait paraître ce matin sur sa page Facebook un texte qui jette un nouvel éclairage sur la controverse entourant ce spectacle. On y apprend, notamment, que Lepage ne pouvait pas inclure des artistes autochtones dans la production, parce que les termes de l’entente de coproduction conclue avec le Théâtre du Soleil l’interdisaient. Ariane Mnouchkine, en effet, travaille toujours avec la même équipe; c’est sa marque de commerce.

On aurait aimé savoir cela plus tôt : ça aurait évité à Lepage de passer pour un personnage hautain et méprisant, ce qu’il n’est certainement pas, et ça aurait sûrement apaisé les préoccupations « légitimes » (Nadeau le reconnaît lui-même) des membres des Premières Nations. En fin de compte, toute cette controverse aura été, d’abord et avant tout, un désastre de communication et de relations publiques.

Cela n’invalide en rien ce que j’ai écrit plus haut : le droit de critiquer est inhérent à la liberté d’expression : elle ne peut exister sans lui. Et l’accueil qu’on a réservé aux critiques dans les médias – traditionnels et sociaux – est tout simplement odieux, tant dans le cas de SLĀV que dans celui de Kanata, et tient davantage de l’intimidation pure et simple que de la défense des libertés fondamentales du créateur.

On peut lire le texte de Monsieur Nadeau ici

À propos de l'annulation de Kanata. Maintenant que Kanata a été annulé, j’aimerais, comme dramaturge et coauteur du texte, préciser certaines choses suite à plusieurs des commentaires qui ont été exprimés. Bien que l’histoire de la pièce ait été écrite en très étroite collaboration avec Robert Lepage et inspirée par toute l’énergie des comédien-nes du Théâtre du Soleil, je parlerai en mon nom personnel. Il y a tout d’abord une question de contexte. Quand Robert m’a offert de…

Publiée par Michel Nadeau le Dimanche 29 juillet 2018 sur Facebook