Pierre, Pierre, Pierre…

Ben oui mon chum, je suis ressortie du placard juste pour toi. Tu le sais, ça fait des mois que je t’observe, que je te suis sous le couvert de mon profil d’infiltrée. Depuis le chemin Roxham jusqu’à tes gilets jaunes qui font le pied de grue devant les bureaux de TVA chaque samedi dans l’ignorance la plus totale.

Le temps passe, l’histoire se répète, mais force m’est de constater que tu ne retiens aucune leçon. Si je m’adresse à toi aujourd’hui c’est pour te parler de tes délires de censure. Je t’ai entendu plusieurs fois dire que ce sont le gouvernement, Trudeau, Xavier Camus, Facebook, qui briment ta liberté d’expression. Tu ne sembles pas comprendre que la première raison pour laquelle tu es régulièrement bloqué, c’est parce que tes suiveux et toi êtes des vecteurs de haine.

Tes amis et toi avez le droit de ne pas être d’accord, que ce soit face aux décisions gouvernementales, à l’immigration ou à toute autre chose. Vous avez le droit d’avoir une opinion, mais il y a une manière de dire les choses, et toi Pierre, tu t’en sacres royalement. Tu ouvres ta grande gueule et tu fonces dans le tas comme un gros colon. La vérité existe, les faits existent, mais t’en as rien à foutre mon Pierre, car pour toi, tout ce qui compte, c’est ce que toi tu penses.

Prenons l’exemple de Bissonnette. Ce gars-là a tout avoué. Il était seul, et il a agi seul. Il est entré dans une mosquée et il a tiré de sang-froid sur des hommes en prière. Il a agi exactement comme les terroristes le font. Il doit maintenant assumer ses actes, et toi, à la veille de ce triste anniversaire du 29 janvier, tu fais quoi? Tu déclares qu’il est une victime! Réveille mon chum! Tu voudrais quoi? Qu’on lui donne une médaille et une pension? C’est un terroriste et sa place est dans un trou sans lumière pour l’éternité, that’s it!

Parlons aussi de vérité. Tu ne cesses de beugler à qui mieux-mieux que les médias sont tous de la bullshit et qu’ils ne disent pas la vérité. C’est pas parce qu’ils ne parlent pas de toi qu’ils mentent. Tu n’es sans doute juste pas assez digne d’intérêt pour qu’ils parlent de toi et de tes actions pathétiques. Peut-être que si tu avais un vrai objectif, un vrai message basé sur une information fondée, mais toi tu t’arrêtes jamais pour réfléchir ne serait-ce qu’un instant. Jean-René Dufort a choisi l’épithète parfaite pour toi : l’homme de Cro-Magnon. Il me suffit d’écrire ce mot pour t’imaginer te frappant la poitrine avec les poings, critiquant des gens que tu ne connais même pas entre deux spasmes incontrôlés de la mâchoire, ce qui fait me demander si tu dois changer de dentier ou si tu t’es encore poudré le nez.

Tu n’arrêtes pas de taper sur Xavier Camus. Tu chiales tout le temps qu’il ne te lâche pas, qu’il parle de toi. Réveille le jambon! Au lieu de capoter, tu devrais prendre le temps de lire les textes qui accompagnent ses captures d’écran de tes propos. Tu apprendrais des choses.

Et il ne passe pas son temps à signaler tes vidéos. Par contre, il prend de son précieux temps pour informer la population de tes dérapages et de tes messages de haine parce que tes propos sont D-A-N-G-E-R-E-U-X. Surtout, en présentant le terroriste Bissonnette comme une victime, en invitant tes suiveux à ne pas enregistrer leurs armes, ben c’est comme si tu étais une affiche au néon vivante invitant un autre débile à commettre un nouveau massacre.

Bref Pierre, tu fais dur. Regarde la gang de zoufs qui te suivent. Regarde les bozos qui t’entouraient à St-Hyacinthe ou encore ceux qui n’ont rien d’autre à faire de leur samedi que de se geler le derrière devant un immeuble rempli de gens qui se foutent de vous et doivent rire en titi à vous regarder aller.

Que dire de plus à part que c’est tout un spectacle de te voir aller, de te voir croire en ta cause qui en fait n’en est pas une. Continue, cher homme de Cro-Magnon, à foncer dans le tas et à gueuler comme un colon fini. Peut-être que le jour où tu te seras essoufflé, tu trouveras l’énergie pour réfléchir un peu et mieux t’informer. D’ici là, tu devrais aller te reposer un peu dans ta caverne.